AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Quand les hommes parlent, la bière n'est pas loin. [PV: Bellamy Clayton]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

Messages : 236
Date d'inscription : 05/10/2014

Personnage
Pouvoir:
Âge: 43
Métier: Tatoueur

MessageSujet: Quand les hommes parlent, la bière n'est pas loin. [PV: Bellamy Clayton]   Dim 12 Oct - 22:16





Quand les hommes parlent, la bière n'est pas loin.

Bellamy & Austen



       Lorsque l'homme avait ouvert les yeux, l'heure était déjà avancée. Les paupières lourdes et l'esprit embrouillé, il avait levé une main hésitante vers la source de problèmes : Ce putain de réveil. Il le savait, c'était milles fois trop tard pour se lever. Mille fois trop tard pour enfiler des vêtements potables. Milles fois trop tard pour aller ouvrir sa boutique de tatouages.
Ben ouais. 20h30. C'est pas trop l'heure de se bouger le cul si ?
Austen se dérida un peu. Un sourire ébahi d'enfant gâté lui barra un instant le visage, pendant que des mèches décolorées glissaient de ses tempes. Après avoir soupiré pleinement, il leva une main engourdie vers son portable. Un coup d'oeil rapide sur l'écran lui appris qu'il avait 3 appels manqués -surement le boulot- et 2 messages. Sa petite nana du moment.

       Alors qu'il s’apprêtait à ouvrir les petits sms clichés de sa copine, on sonna à la porte. Austen se stoppa dans son mouvement. Qui ça peut être ? Un des proprios ? Pourtant, pas de loyer en retard, aucun problème, la soirée d'ou il venait, c'était pas à l'appart. Encore la musique un peu trop fort ? Sans doute. Ou la chérie qui venait à l'improviste. L'homme haussa les épaules. Pourquoi pas...Grimaçant contre un mal de crâne assourdissant, Austen se redressa, choppa avec peine un peignoir sombre rayé de rouge, et finit par se lever. Tant en s'habillant, il passa dans son salon, vérifiant l'état des lieux... Ses yeux passèrent sur son cendrier, ou de douteux cadavres de cylindres gisaient encore. Une fois arrivé dans le petit couloir, il se concentra un peu plus. Plissant les yeux, il fit appel a un instinct plus profond, amené par l'Orage. Inspirant quelques bouffées d'air, il nota un parfum d'illicite, mais le jugea bénin.
Passant des mèches folles derrières ses oreilles -même si quelques unes refusèrent le mouvement- il resserra son peignoir et ouvrit la porte -qui n'était même pas fermée à clef-.

       La faible lumière du soir agressa Austen, qui plissa les yeux en étouffant un léger gémissement. Faut que j'arrête les folies moi. Chui plus tout jeune... Redressant la tête pour enfin connaitre l'identité du visiteur, il reconnu le jeune homme qui se tenait devant lui. Haussant un sourcil, il rejeta légèrement la tête en arrière, et se frotta les yeux avec le revers de sa main.

- Tiens tiens ! Entres mon gars, fais comme chez toi...

       Austen se poussa, laissant le passage libre, et tendit une vague main vers son salon. Cette visite lui faisait plaisir. Et devant ce garçon, il n'avait pas honte de son état. Parfois, il lui arrivait de se dire que c'était dans ses moments qu'on reconnaissait les gens de qui on était le plus proche. Pas besoin de faire semblant, de se cacher, par réellement de craintes d'être jugé. Faut dire que ça, c'était le dernier de ses soucis, et le mal était déjà fait...




© Imaginary pour Epicode
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Messages : 374
Date d'inscription : 11/09/2014
Age : 24

Personnage
Pouvoir:
Âge: 25 ans
Métier: en TIG à Tottenham, fier de moi papa j'espère ?

MessageSujet: Re: Quand les hommes parlent, la bière n'est pas loin. [PV: Bellamy Clayton]   Lun 13 Oct - 21:36

when men talk, beer isn't far

oh please don't tattoo me or i'll cut your lion spirit dude, just give me that beer

La journée avait été longues, je commençais à vraiment en avoir marre des TIG... c'est l'effet désiré, je pense : nous dégoûter un max pour plus qu'on ne refoute les pieds dans la merde et qu'on se retrouve à nouveau à récurer des toilettes publics. J'avais besoin de décompresser. C'est en traînant dans le centre-ville, je finis par me décider sur un plan et pris un bus en direction de Redbridge. Une petite visite à un bon pote allait sûrement me redonner foi en l'humanité. Austen n'était pas le genre de mec prise de tête. On avait des délires assez proches et on se comprenait sur pas mal de choses. C'était le genre de personne avec qui on pouvait passer une bonne soirée rien qu'en écoutant du son et fumant un pilon sans avoir à ce soucier de quoi que ce soit. Un genre de break qui faisait jamais de mal. Arrivé sur le palier de sa porte, je sonnai. Pas de réponse notable. Je plisse les yeux, étonné qu'il ne soit pas là... Mais je finis par entendre du mouvement. J'attends alors quelques secondes et je finis par voir son visage dans l'encadrement de la porte.

- Tiens tiens ! Entre mon gars, fais comme chez toi... déclara Austen.

Ce bougre venait de se lever, il avait cette tête entourée d'un brouillard épais qu'il tentait de dégager d'un revers de main.

- Salut mec, répondis-je simplement en entrant.

Quelques pas et me voilà prêt à me jeter sur son sofa. C'était un bel appart' qu'il avait. Tout du moins confortable. Un soupir de relâche me prend.

- Putain de journée... je te dérange pas ? Demandai-je quand même au cas où j'interrompais quelque chose.

Qu'il soit en peignoir ou en caleçon ne m'importait pas le moins du monde. Dans une autre vie on devait sûrement être frère ou une connerie du genre.


call me to become powerful
If you could see yourselves... We had it all. We have fucked up bigger and better than any generation that came before us. We were so beautiful... We’re screw-ups.
code broadsword.


Dernière édition par Bellamy Clayton le Ven 31 Oct - 15:24, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Messages : 236
Date d'inscription : 05/10/2014

Personnage
Pouvoir:
Âge: 43
Métier: Tatoueur

MessageSujet: Re: Quand les hommes parlent, la bière n'est pas loin. [PV: Bellamy Clayton]   Mer 15 Oct - 16:04





Quand les hommes parlent, la bière n'est pas loin.

Bellamy & Austen



       Encore étroitement imbibé d'alcool, Austen s'était péniblement levé, avait enfilé un vieux peignoir, et était -enfin- allé ouvrir la porte.
C'est à moitié endormi, moitié ébloui -par le peu de lumière du dehors- qu'il avait invité son visiteur à entrer. Bellamy avait poliment salué, et sans faire de manies exagérées, était simplement entré dans l'appartement.
L'homme referma volontiers la porte d'entrée derrière lui.
D'un regard, il suivit des yeux son hôte, qui allait certainement s'affaler sur le canapé aux couleurs rasta d'ailleurs.

       Pendant qu'il évoluait gauchement jusqu'à la cuisine, il passa devant sa chaine hifi, qu'il enclencha en mode aléatoire au passage. Alors qu'une musique d'ambiance jamaïcaine commençait a se diffuser grâce aux enceintes, le locataire disparaissait du salon.
Arrivé à sa destination, Austen aggripa la porte métallique de son frigidaire, qui s'ouvrit sur les paroles de Bellamy, apparement pas réellement mis en joie par la journée qui venait de s'écouler :

- Putain de journée... je te dérange pas ?


       Le tatoueur esquissa un sourire en saisissant l'objet de son exploration du frigo.
Le jeune homme était en TIG pendant une durée déterminée. Le métamorphe imaginait très bien le contenu chiant a mort de ces journées... Heureusement qu'à mon époque, y'avais pas ça...
Regagnant enfin le salon, Austen brandit un instant le pack de bière devant les yeux de son visiteur avant de s'assoir en face de lui, sur un fauteuil qui ne demandait rien de plus qu'une retraite.

- Non pas du tout... Fallait bien que je me lève un jour ...


      Répondit-il en se frottant les yeux sans s'en rendre compte. Franchement, fallait pas dire. Cette connerie d'orage. Austen allait sur ces vieux jours, mais il avait quand même un peu de marge ! Les lions étaient des gros feignants à ce qui paraissait, alors, peut être que tout ça était lié... En fait...
Le regard noir du tatoueur se posa sur le canapé en face de lui. C'est con mais j'aimerais bien m'étaler la comme une grosse loque de big chaton... Un peu gêné par cette drôle de considération, il dégagea deux bières du pack de despe verde.
L'homme en posant une devant Bellamy et garda la sienne a la main.

[center]- Comme tu vois -commença-t-il en désignant du regard son peignoir-, je m'attendais pas à te voir. Quoi de nouveau ? Toujours aussi passionné par tes TIG ?

[left]       Austen partit alors dans une recherche importante... Du regard, il fouilla la table : Papiers en tout genre, feuilles à rouler, sachets vides, cendriers, dessins inachevés, aiguilles de tatouage, capsules de bière, et... Ah ! Le briquet. ZE briquet, métallique, avec une tête de lion rasta dessus.
Satisfait, il s'en saisit, et pu enfin ouvrir sa bouteille.
Il ingéra une rasade du liquide mousseux, et envoya le briquet sur le canapé, à côté du jeune homme. Comme ça s'il en a besoin....
S'installant plus confortablement, il songea qu'il était pas mal comme ça, une bière à la main, posé sur le fauteuil... Et bientôt avec des anecdotes sympathiques sur la vie d'un jeune délinquant britannique.
Austen avala une gorgée du breuvage doré. Cette vie là, il ne l'échangerais pour rien au monde.
[/left]
[/center]



© Imaginary pour Epicode



  ♣️ ♣️ ♣️ Not tired to lose myself yet ~
On m'a offert 6.5 Roses ♥  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Messages : 374
Date d'inscription : 11/09/2014
Age : 24

Personnage
Pouvoir:
Âge: 25 ans
Métier: en TIG à Tottenham, fier de moi papa j'espère ?

MessageSujet: Re: Quand les hommes parlent, la bière n'est pas loin. [PV: Bellamy Clayton]   Lun 27 Oct - 22:29

when men talk, beer isn't far

oh please don't tattoo me or i'll cut your lion spirit dude, just give me that beer

Installé sur le canapé, je regarde sans curiosité particulière Austen qui semble un peu tanguer. Il avait dû passer une putain de soirée la veille ! Cette idée me dessina un sourire amusé. Il ne faisait pas dans la dentelle, contraste avec la qualité de son travail. Il me rejoignit après avoir apporté un pack de bières. Il savait recevoir, même en peignoir !

- Non pas du tout... Fallait bien que je me lève un jour... répondit-il à ma question.

J'échappe un rictus. Il me tendit une despe après une courte absence que je mis sur le compte de son réveil.

- Comme tu vois, je m'attendais pas à te voir. Quoi de nouveau ? Toujours aussi passionné par tes TIG ?

- Pris en flagrant délit, rétorquai-je, amusé. Je lutte pour ne pas raté mes heures et finir avec un rallongement de peine, répondis-je avant d'ouvrir ma bière avec le briquet qu'Austen m'envoya.

Les TIG, c'est toujours mieux que la taule, mais qu'est-ce que ça pouvait être chiant au possible... Je suis sûr qu'on se tape tout le sale boulot avec mention spéciale éduc' spé abrutis et léthargiques. Nettoyer les murs, les trottoirs, vider les poubelles, entretenir le foyer. Tout ça c'était vraiment loin de nous être utile. On payait notre dette à la société, mais ce n'est pas avec ramasseur de crottes sur nos CV que ça allait faciliter notre insertion dans la vie active. C'était par contre un bel encouragement à continuer nos conneries. Mais au moins, ça nous apprend à faire attention de ne pas se faire prendre...

- Il paraît qu'on aura un entretien avec un type pour savoir ce qu'on va faire après nos TIG. Tu m'verrais travailler dans quoi toi ? Demandai-je avant de boire une lampée de bière et de m'enfoncer dans le canapé.


call me to become powerful
If you could see yourselves... We had it all. We have fucked up bigger and better than any generation that came before us. We were so beautiful... We’re screw-ups.
code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Messages : 236
Date d'inscription : 05/10/2014

Personnage
Pouvoir:
Âge: 43
Métier: Tatoueur

MessageSujet: Re: Quand les hommes parlent, la bière n'est pas loin. [PV: Bellamy Clayton]   Ven 31 Oct - 17:50





Quand les hommes parlent, la bière n'est pas loin.

Bellamy & Austen



       Austen se réjouissait de ce genre de visites. Non seulement le fait que ce soit Bellamy -un jeune garçon qu'il appréciait sincèrement- mais aussi du fait de inattendu. Vous savez, le genre de chose imprévu qui suffit parfois à vous redonner le sourire dans des petites périodes de déprimes. Ou de cuite, certes. Quoiqu'il en soit, le tatoueur avait lancé la discussion -comme la boisson- et un sympathique petit moment entre hommes s'annonçait.
Bellamy saisit entre ses doigts fins le briquet précédemment envoyé, et ouvrit sans difficulté la bière. 

- Pris en flagrant délit,  Je lutte pour ne pas raté mes heures et finir avec un rallongement de peine

       Amusé, le tatoueur esquissa un sourire. Il comprenait parfaitement Bellamy, qui devait en plus avoir d'autres chats à fouetter que de se pointer faire le joli coeur. Surtout qu'il avait bon fond ce gamin. Austen savait bien que leur pays possédait un taux de criminalité élevé, mais c'était pas les jeunes comme lui qui allaient assassiner froidement des dizaines de personnes ou faire des prises d'otages.
Sans parler du fait qu'après la case "TIG" bonjour pour trouver un emploi potable -parce que oui, des emplois de merde, ils en proposaient pas mal-. 
Le métisse bu plusieurs gorgées du breuvage, tout en tentant de discipliner un peu certaines mèches de ses cheveux.


- Il paraît qu'on aura un entretien avec un type pour savoir ce qu'on va faire après nos TIG. Tu m'verrais travailler dans quoi toi ?

       Un métier... Pour Bellamy... Pendant que l'individu en question s'adossait confortablement dans ce qui restait du canapé, Austen se redressa un peu et plissa les yeux, comme pour porter un regard neuf sur le jeune délinquant. Il était beau garçon, incontestablement. Les métiers d'accueil, de gestion, de conseillers, bref toute la branche commerciale et donc tertiaire lui était ouverte. Après, quelle métier en question, c'était chaud ! Le métamorphe le connaissait, mais pas au point de dire dans quel secteur il s’intégrerait... C'était un garçon intelligent, plutôt vif d'esprit, doté d'une bonne analyse, et il avait du bagout comme on dit, il savait tourner la phrase, et il avait pas mal de répondant.
Sans trop savoir si ce qu'il allait dire aiderait le brun, Austen lui donna quand même son avis. 

- Et bien... Quelque chose de commercial je suppose. T'es plutôt à l'aise dans le social, la vente aurait aucun secret pour toi je pense... Après, je fais mon vieux, mais faut voir ce qui te plait surtout. 

       Le tatoueur aimait pas particulièrement jouer ce rôle là, mais avec Bellamy c'était différent. Il existant entre eux un lien presque familial, du moins pour McBride. Une sorte de relation tonton / neveu ou entre frères d'une génération différente... C'était difficile à expliquer, mais c'était comme ça, les deux individus ayant des mentalités similaires sur beaucoup de points, et des pratiques communes...
En parlant de commerce... Ne perdant pas de vue ce qui était le "sens de l'hospitalité" selon lui, le métisse ouvrit par réflexe un petit tiroir presque invisible, inscrusté dans le bois bariolé de la table. Contemplant les quelques sachets qui s'y trouvaient, il adressa un regard interrogateur à son invité. Austen doutait qu'il refuse. L'argent devait pas pleuvoir sur lui -quoique, chacun avait son petit business de nos jours- et quand on est aussi posés...


- Ou au pire, on monte un numéro de dressage de lion. 

     En disant cela, il fut pris d'un petit rire, comme si la proposition était un jeu.
En réalité, il aurait pris le "jeu" comme une humiliation en quelque sorte, mais faut avouer que pour gagner de l'argent, il y avait sérieusement pensé une fois !

- Plus sérieusement, t'aurais une idée de métier ?


    Et comme ici, le sérieux ne durait jamais bien longtemps, Austen s'enroula dans une couverture a l'imprimé Jamaïque, et posa devant lui un sachet rouge contenant de jolies têtes végétales d'un vert aguicheur. Le délicat fumet illicite sembla se téléporter aux narines sensibles du métamorphe, et se dernier adressa un sourire à Bellamy



© Imaginary pour Epicode



  ♣️ ♣️ ♣️ Not tired to lose myself yet ~
On m'a offert 6.5 Roses ♥  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Messages : 374
Date d'inscription : 11/09/2014
Age : 24

Personnage
Pouvoir:
Âge: 25 ans
Métier: en TIG à Tottenham, fier de moi papa j'espère ?

MessageSujet: Re: Quand les hommes parlent, la bière n'est pas loin. [PV: Bellamy Clayton]   Jeu 13 Nov - 16:13

when men talk, beer isn't far

oh please don't tattoo me or i'll cut your lion spirit dude, just give me that beer

Mes journées étaient rarement planifiées... C'est un avantage comme ça peut devenir un inconvénient, mais dans mon cas, l'ennui était rare. Je flânais souvent, traînais sans objectif, mais je pouvais toujours compter sur Naebh ou sur Austen. J'avais d'autres amis proches. Maxine et ma sœur. Mais elle était très prise par ses études. Trois je trouve que c'est déjà pas mal ! Et ça me suffisait. Je n'aimais pas m'attacher à trop de personnes. D'une parce qu'après ils cherchent toujours à en savoir plus, et de deux parce je ne suis pas du genre à vouloir passer mon temps entre les hauts et les bas de quinze mille personnes. Les raisons de cette fermeture que j'ai envers les autres n'étaient pas aussi simples mais dans ma tête, c'est ainsi que je m'expliquais cette peur de l'attachement.

- Et bien... Quelque chose de commercial je suppose, proposa Austen à ma question. T'es plutôt à l'aise dans le social, la vente aurait aucun secret pour toi je pense... Après, je fais mon vieux, mais faut voir ce qui te plait surtout.

Je plisse les yeux un instant. Le commerce ça pourrait marcher. C'est plus ou moins ce que je faisais déjà, sans l'aspect légal et pompeux. Négocier était une de mes qualités et enrober de mots les produits n'était pas une tâche compliquée à mon sens. Ce qui me plaît... j'hausse les épaules. C'est là toute la problématique : j'aime glander, boire, fumer, les filles... ouais, rien qui ne puisse vraiment mener sur un métier.

Faut voir... dis-je alors que mon compère sortait quelque chose de sa... table.

Je compris sans mal ce qu'il sortait. Une fois cela posé, je me redressai et lui adressai un hochement de tête en guise d'acquiescement. Ce n'était pas quelque chose que je refusais, ça non. Et Austen le savait très bien. Nous étions sur la même longueur d'onde. Des frères, plutôt des cousins, un oncle et son neveu plutôt. Sans aller jusqu'à parler de bromance, nous étions très proches et bien que nous n'exprimions pas forcément nos sentiments, nous savions que c'était réciproque. Pas besoin de mots pour exprimer l'attachement que l'on peut ressentir envers une personne.

- Ou au pire, on monte un numéro de dressage de lion, rétorqua le métamorphe.

Le pointant du doigt comme s'il venait de lancer l'idée du siècle, je souris.

- Ça c'est une très bonne idée, mais t'aurais toutes les groupies alors je doute que ça me plaise longtemps, lançai-je en riant.
- Plus sérieusement, t'aurais une idée de métier ?
- Je veux bien leur servir l'idée du commercial. A défaut d'être crédible ça aura au moins pour raison de les faire rire.

Proposer un boulot de vendeur à un ex-dealer ça a le mérité d'être amusant. Et je pense que le gars qui m'entendra le notera probablement. Austen s'enroule dans sa couverture comme un félin s'étend sur des coussins.

- J'aurai tout le temps de m'en inquiéter lorsque mon père me coupera les vivres, conclus-je en retombant sur le canapé, un bras derrière la tête et l'autre tenant la bière. Pour l'instant je compte relancer mon business histoire de faire quelques économies, mais y a pas foule...

Les rares personnes que je considérais comme mes plus proches amis étaient au courant de mon petit trafic de pouvoirs. Depuis que je m'étais fait choper avec de la came, j'évitais la vente de détail. Mais à dire vrai, ça me rapportait plus que ne me rapportaient les pouvoirs. Certains payaient chers pour avoir des pouvoirs. Mais plus rares étaient ceux qui me payaient pour prendre le leur... J'avais encore un brin de bon sens et l'idée de voler les pouvoirs ne me traversait pas encore l'esprit. Mais si je venais à être dans le besoin, ce sera sûrement le meilleur moyen de me refaire. Encore fallait-il trouver des pouvoirs intéressants.


call me to become powerful
If you could see yourselves... We had it all. We have fucked up bigger and better than any generation that came before us. We were so beautiful... We’re screw-ups.
code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Messages : 236
Date d'inscription : 05/10/2014

Personnage
Pouvoir:
Âge: 43
Métier: Tatoueur

MessageSujet: Re: Quand les hommes parlent, la bière n'est pas loin. [PV: Bellamy Clayton]   Mar 18 Nov - 20:24

♣ Après avoir sorti du "matos" du tiroir de sa vieille table, McBride ne fut même pas étonné de la réaction de son visiteur. Tout autre adulte un tant soit peu responsable -ne fumerait pas cela- verrait ici une incitation à sombrer du mauvais côté. Mais le tatoueur n'avait pas vraiment cette mentalité, et n'était pas quelqu'un de très responsable non plus d'ailleurs.
Pour lui, l'essentiel c'était de passer un bon moment. Un peu d'alcool et de fumée, ça faisait jamais de mal. Et avec Bellamy, il savait très bien qu'il n'y aurait pas de refus ahah ! Parfois, il pensait avec une certaine nostalgie que ce mec lui ressemblait un peu dans sa jeunesse... 

♣ Pour l'instant, le jeune homme semblait s'interroger sur son avenir. Ou tout du moins, il se résonnait à sortir quelque chose qui tienne la route à son / ses éduc(s). En évoquant le domaine commercial, le métamorphe pensait être près de la vérité. Après, quand lui même était en recherche d'orientation, c'était pas la même. Jamais il ne se serait vu adulte... Une barrière qu'on franchissait sans même s'en rendre compte... Ou peut être ne l'avait-il pas réellement dépassée, restant dans les dérives illusoires des adolescents ?
Toujours est-il que l'idée du dressage de lion sembla amuser son acolyte :

- Ça c'est une très bonne idée, mais t'aurais toutes les groupies alors je doute que ça me plaise longtemps


♣ Austen accompagna Bellamy dans son rire. Ce mec le faisait rire. Il avait le don de prendre tout à l'humour, sans se prendre la tête, et en même temps, il faisait preuve d'une bonne répartie.


- Je veux bien leur servir l'idée du commercial. A défaut d'être crédible ça aura au moins pour raison de les faire rire.


♣ Le métisse savait très bien pourquoi il disait cela. Si ses souvenirs étaient pas complètement tués par Amnésia, le jeune homme s'était fait choppé pour deal. Donc forcément, l'idée du commercial, ça pouvait faire sourire. Quelque part, il trouvait ça injuste... C'est sur, les flics allaient pas laisser passer un dealer, mais seulement, maintenant qu'il connaissait Bellamy, il trouvait cela injuste. 
Ce dernier retomba contre le canapé, tenant toujours sa bière. C'est la qu'on reconnait un mec !
Souriant légèrement a cette pensée, il avala lui même une lampée du breuvage juste assez frais, et se lança dans le roulage d'un tonc dans les règles de l'art. 
Alors qu'il saisissait une feuille slim, il rapprocha son paquet de tabac.


- J'aurai tout le temps de m'en inquiéter lorsque mon père me coupera les vivres. Pour l'instant je compte relancer mon business histoire de faire quelques économies, mais y a pas foule...


♣ Alors qu'il disait ces mots, McBride se fit plus sérieux. Pour lui, c'était tranquille. Il bossait, il avait un appart, pas le plus luxueux, mais un toit. Alors forcément, pour son compère, la tutelle parentale était un problème... Il tiqua au mot "business". Austen savait très bien se qu'il entendait par là. Après l'orage, son ami avait reçu le don de transférer les pouvoirs obtenu sur les autres citoyens. Bien que peu à l'aise sur ce sujet, il avait toujours trouvé que ce don était l'un des meilleurs... C'est vrai, il était à la fois un antidote, et en même temps un distributeur. 
Un moyen non négligeable de gagner de l'argent vous allez dire, mais quant à lui, il trouvait surtout cela dangereux...
Ouvrant le sachet rouge, il pesta en faisant tomber des bouts de végétaux verts sur la couette dans laquelle il s'était fourré. Reniflant négligemment -Avec Bellamy, pas besoin de faire le kéké !- il se saisit de plusieurs bouts, se décidant à les réduire en miette.


- J'veux pas m'la jouer sentimental, mais si t'es en galère, tu sais que t'as quand même un toit ou dormir vieux. Ton business comme tu dis, je trouve ça un peu dangereux...


♣ Achevant rapidement la confection du pèt, il colla la feuille sans hésitation, et tassa lentement le tout. Redressant la tête, il secoua la tête en s'étirant, et tendit le cylindre à son hôte.
C'était pas le meilleur moyen, mais Austen pensait que chaque chose se traversait mieux avec la fume. Prendre du recul, au moins relativiser un instant. Se concentrer sur les choses essentielles. Son entourage, sa famille, ou autre.

- Aller, commence ! ajouta-t-il, en désignant de la tête un briquet abandonné sur la table.

♣ Une fois la merveille passée, il attendit patiemment que le fumeur allume tranquillement son affaire. Cherchant des yeux un cendar, il tomba sur un vieux récipient, qui servirait certainement de cendrillon pour l'occasion.
S'emmitouflant un peu plus dans sa couverture colorée, il jugea le moment bon pour annoncer :

- Et les amours, terribles ?


♣ L'alcool, la fume et les femmes, que demander de plus en étant un homme ? Austen se le demandait bien. Si ce n'est les amis...






PS: Désolée pour le codage, mais t'as remarqué qu'il avait du mal je pense xDDD 



  ♣️ ♣️ ♣️ Not tired to lose myself yet ~
On m'a offert 6.5 Roses ♥  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Messages : 374
Date d'inscription : 11/09/2014
Age : 24

Personnage
Pouvoir:
Âge: 25 ans
Métier: en TIG à Tottenham, fier de moi papa j'espère ?

MessageSujet: Re: Quand les hommes parlent, la bière n'est pas loin. [PV: Bellamy Clayton]   Lun 15 Déc - 17:10

when men talk, beer isn't far

oh please don't tattoo me or i'll cut your lion spirit dude, just give me that beer

Malgré mes trafics passés, je n'ai jamais été un grand consommateur... La drogue faisait bien des ravages autour de moi, cela ne me touchait pas vraiment. Les gens choisissaient de se détruire. Je n'étais qu'une passerelle comme une autre. Pourquoi culpabiliser quand je donne sa donne à un camé ? Si je ne la lui donne pas, il l'achètera ailleurs. On pourrait croire que c'est malsain, inhumain de ma part, mais je ne comprenais pas comment les gens pouvaient devenir addict, alors pour moi, c'était seulement leur bon vouloir, ils aimaient être des camés. S'ils n'aimaient pas, pourquoi continuaient-ils sans chercher à se faire soigner ? Mes petits pilons par-ci par-là ne m'avaient jamais amenés dans les abysses de la dépendance. Je n'en retirais pas de fierté, je m'en foutais. Cela semblait... normal. Surtout lorsque vous voyez mon entourage : une personne sur deux fume autour de moi. De quoi relativiser les dangers de la chose du coup.

- J'veux pas m'la jouer sentimental, mais si t'es en galère, tu sais que t'as quand même un toit ou dormir vieux, j'acquiesçai d'un clin d'œil.

Je savais bien qu'il ne me laisserait jamais en galère. Mon côté un peu volage me faisait souvent changer de cap que ce soit dans n'importe quelle relation, situation, mais Austen faisait parti de ceux qui restaient. Ceux qui avaient ma confiance, mon estime. Non pas que c'était chose rare - enfin si quand même - mais lui et moi étions plus proches que de simples amis, se soucier l'un de l'autre n'était pas un geste aimable, mais comme un devoir que nous faisions volontiers. Il avait plus de soucis à se faire pour moi que je n'avais à m'en faire pour lui : Austen a une bonne situation, une vie tranquille, malgré qu'il soit aussi irresponsable qu'un ado. Malheureusement pour moi, j'étais aussi immature sur les points qui font de nous des adultes. J'ai encore l'excuse d'être un jeune adulte, mais le temps passe vite et cette excuse, je me la ressors encore alors que mes bougies continuent de fondre sur le gâteau de mes 25 ans...

- Ton business comme tu dis, je trouve ça un peu dangereux... Exprima Austen à mon idée.

Je tente de réprimer un soupir. Pas de lassitude ni de mécontentement. Baissant les yeux, je ne peux contredire les inquiétudes d'Austen. C'est vrai, c'est dangereux. Moins directement que les trafics de drogues qui avaient causé ma peine, mais les risques n'en restaient pas moins présents. Ce n'est pas des gueguerres de course contre ceux qui me doivent de l'argent, mais contre ceux qui pourraient s'acharner à vouloir que je leur octroie des pouvoirs. Les choses pouvaient vite dégénérer et vu les pouvoirs que certaines personnes possédaient, ça pouvait être plus radical que des menaces ou des coups. Je n'y pensais pas, aux risques. Inconscient que j'étais, je ne m'attardais pas sur ces probabilités.

- Laisse ton pragmatisme de côté, lui dis-je en souriant.

Il avait entièrement raison. Mon léger silence avait compris cela. Mais il en faudrait plus pour m'arrêter, malheureusement. Alors qu'il termine de rouler, il me temps le joint. Je m'avance sur le canapé pour le prendre et saisis le briquet pour l'allumer dans un remerciement intuitif. Une grosse taffe que j'inspire, une seconde plus modérée. Satisfait, relâchant la pression avant de tendre le calumet à mon compère, je me repose sur le dossier.

- Et les amours, terribles ?

Je ne peux empêcher un petit rire. Toujours terribles les amours. Je n'ai pas souvenir d'avoir eu de relation sérieuse au point de me prendre la tête dessus. Je n'ai pas non plus l'impression d'avoir été un jour en manque d'affection féminine. La question me fait rire, pas par gêne, mais parce que c'est probablement le seul niveau de ma vie qui ne m'a pas encore posé de réel problème.

- Je ne suis pas à plaindre. En ce moment je suis plutôt tranquille.

Repensant à Melody qui est de retour en ville, avec sa sœur un peu sociopathe sur les bords qui semble mener une véritable conspiration pour retarder nos retrouvailles... c'est assez amusant, pour le moment, je la soupçonne de vouloir retarder l'échéance afin de voir si elle n'a pas sa chance. Renouer avec une ex qui a mis les voiles pendant toute une année, ce n'est peut-être pas la meilleure idée à suivre. Houna pourrait peut-être se considérer comme une meilleure alternative. Quoi ? Je suis trop sûr de moi ? Peu importe en vérité. Les histoires d'amourettes sont des distractions à mon sens, un moyen de trouver un peu de réconfort, d'apprécier une compagnie douce et aimante. Mais mon vrai côté sentimental est toujours porté sur Naebh, mon amie d'enfance. A ce titre, jamais je n'oserai être vraiment sincère envers sur ce que je ressens, de peur de la perdre. Je la préfère à mes côtés dans ces termes plutôt que de la voir mettre les voiles ou risquer de la voir me rejeter. Cela ne m'empêcher d'aller conspirer contre ses conquêtes un peu trop possessives, mais sous couvert de vouloir la protéger des connards, je m'assure aussi qu'elle ne s'éloigne pas de moi rien que pour un mec. Je n'ai jamais réellement pensé à la possibilité que Naebh aille se caser avec un gars et décide de se ranger dans la société. Cela ne lui ressemble pas, mais avec le temps elle sera peut-être amené à considérer ce chemin. C'est sûrement la pire chose qui pourrait nous arriver, je pense. Ma réflexion étira un silence que je comblai en lui retournant la question.

- Et toi ? Tu nous as trouvé une potentielle Mme McBride ?

Bride, McBride, ce gars a un patronyme fait pour ça ! Mais je l'imagine tellement mal marié avec deux enfants L'idée est très amusante. Bien que le voir partager sa vie avec une donzelle me ravirait, Austen a un monde bien à lui qu'il n'est pas prêt de lâcher. Il lui faudrait tomber sur une belle perle pour que la vie à deux soit une option à envisager. Mais je ne me fais pas de soucis pour lui à ce niveau. Il est beau, a une situation, il est drôle et attentionné, Austen a tout pour plaire : même sa fourrure pelucheuse qu'il pourrait utiliser pour réchauffer sa bien-aimée !


call me to become powerful
If you could see yourselves... We had it all. We have fucked up bigger and better than any generation that came before us. We were so beautiful... We’re screw-ups.
code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Quand les hommes parlent, la bière n'est pas loin. [PV: Bellamy Clayton]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Quand les hommes parlent, la bière n'est pas loin. [PV: Bellamy Clayton]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Quand deux hommes différent affronte le danger ! [ Pv Goren]
» Heu... J'ai jamais bu de bière, mais pourquoi pas ! [PV Silver]
» Pages d'histoire des hommes et des femmes d'Haiti et leurs épisodes
» Quand haiti pourra-t-elle exporter vers RD?
» Quand l’État est en faillite, la Nation est en péril

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Misfits • Forum RPG :: Londres :: Redbridge :: Appartements :: Austen McBride-